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Archives décembre 2019

Noël responsable

Un Noël durable, sans se priver

S’il est bien un moment où l’on n’a pas envie de se priver, c’est pendant la période de Noël. Récapitulons donc comment le rendre le plus responsable possible, sans faire de compromis qui gâcheraient la fête.

1) Mon beau sapin

 

Un Noël sans sapin, possible pour certains, impensable pour d’autres. Il est en bois flotté, synthétique, créé avec de la récup’ ou même virtuel. Vous avez fourmillé d’idée sur la page Quotidien Durable.

Si vous cherchiez encore une inspiration, j’ai proposé une solution durable dans cet article « Un sapin plus responsable pour Noël« .

Sapin de Noël responsable
Un sapin de Noël plus responsable

2) Ses décorations

Pour décorer le sapin, il n’est pas trop tard pour faire appel au « do it yourself » avec cette recette à base  de fécule de maïs conseillée par une amie. Hâte de voir à quoi ça ressemble ? Le résultat est juste un peu plus bas ⤵

Il vous faudra :
Un verre « doseur » de 250 ml
Une petite casserole
Une cuillère en bois
Un rouleau à pâtisserie
Des emporte-pièces
Une plaque de cuisson et un tapis en silicone (ou papier cuisson)
Du ruban

Le contenu d’un verre de bicarbonate alimentaire (250 ml)
1/2 verre de fécule de maïs (ou Maïzena®)
3/4 de verre d’eau

Pour commencer, faites préchauffer votre four à 80°C.

Dans une petite casserole, versez l’eau, la fécule de maïs et le bicarbonate. Mélangez le tout à l’aide d’une cuillère en bois, à feu moyen, sans vous arrêter. L’ensemble va s’épaissir. Il faut alors baisser le feu et continuer à mélanger 3 minutes. La pâte devrait commencer à se décrocher des parois de la casserole. Aussi faudra-t-il ôter la casserole du feu et la couvrir avec un torchon humide le temps que le mélange tiédisse.

Emporte pièces
© paperblog.fr

A présent, vous pouvez pétrir la pâte avant de l’étaler sur un plan de travail avec le rouleau à pâtisserie. Ensuite, faites des formes à l’emporte-pièce ou laissez parler votre esprit créatif au couteau. Pensez à faire un trou dans les parties supérieures de chaque décoration pour pouvoir les suspendre.

 

Placez les décorations sur une plaque de cuisson avec un tapis en silicone (ou papier cuisson le cas échéant) et déposez un torchon humide dessus pour ne pas qu’elles craquent. Une fois toutes les pièces créées, faites-les sécher au four pendant une heure à 80°C.

Sortez les décorations du four et attendez qu’elles refroidissent pour les peindre (ou pas) et passez le ruban à travers le trou pour les accrocher.

Les décorations terminées
© paperblog.fr

3) Les cadeaux

Un Noël sans cadeau, c’est triste. Mais ne soyons pas bercés d’illusions, Noël est aussi un rendez-vous commercial. Aussi n’est-il pas le moment idéal pour faire des choix durables. C’est l’occasion rêver de décider si vous souhaitez faire vivre les commerces locaux ou non. Vous avez le pouvoir de refuser le désormais classique système de commandes par Internet. Ce qui est intéressant avec les enseignes physiques, c’est qu’il n’est trop tard qu’une fois le 24 décembre passé pour vos emplettes de dernière minute.

Il en va de même avec le matériel de seconde main. Les fêtes de fin d’année deviennent ainsi un moment de rencontres et d’échanges. Peut être est-il intéressant de vendre ce dont vous n’avez plus besoin et récolter quelques euros pour acheter d’autres cadeaux. Le marché de l’occasion est vraiment durable et responsable.

Pensez-y !

4) Leurs emballages écolo

On a un sapin durable, ses décorations sont écologiques, économiques et ré-utilisables ; nos cadeaux responsables et locaux sont achetés ; reste à évoquer le fâcheux sujet du plastique. Parce qu’il se cache dans la plupart des papiers cadeaux.

Papier cadeau écolo
© Pixabay

Les emballages de cadeaux font pour la plupart un aller simple pour la poubelle. La production de déchets atteindrait même 20% supplémentaire durant les fêtes de fin d’année selon Éco-emballage.

Choisir le plus écologique, emballer les présents dans du papier journal, choisir d’offrir dans un emballage ré-utilisable (tissus, bocaux en verre …) voilà autant d’idées responsables que vous trouverez sur le site consoGlobe 👈 en suivant le lien.

En ces fêtes de fin d’année, je ne souhaite pas être le moralisateur de service. Je suis loin d’être irréprochable. Simplement, chacun de nos actes est important, notamment durant les périodes de sur-consommation.

Nous avons le pouvoir de choisir et nos décisions ont des répercussions. Alors profitions, mangeons, offrons, vivons ces bons moments en ayant une toute petite pensée pour l’environnement.

Le développement durable est un mode de développement qui répond à nos besoins, sans compromettre ceux des générations futures. En ces instants de partages, gardons cela en tête et faisons du mieux possible.

Me reste à vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année et vous présenter mes meilleurs vœux pour 2020. On se retrouve le 2 Janvier à 17h !

 

Une histoire pas bidon

Une histoire pas bidon

Rares sont les histoires que je raconte sur ce site, qui a pour vocation de donner des conseils, plus que de narrer des situations que j’ai vécu personnellement. Pourtant n’est-ce pas aussi le rôle d’un blog ? J’avais envie de vous livrer cette aventure peu banale, qui me semble pour le moins adaptée et presque dotée d’une morale. Bonne lecture !

C’était il y a quelques mois, alors que les températures étaient plus clémentes. Imaginez la Normandie, des kilomètres de plages de sable fin, le soleil vous caressant de sa douceur. Mais la mer est basse. Nous décidons d’aller à la pêche à pied, discipline qui consiste à débusquer des crabes et autres mollusques marins entre les rochers.

Une fois les premiers crochetages effectués – oui, pour pêcher, on utilise un crochet permettant de s’infiltrer dans les failles entre les rochers – j’aperçois ce qui me semble être un casier. Ce dispositif permet de piéger des crabes et homards. En m’approchant, je me rends compte que c’est un bidon, là, au milieu des rochers. Je m’apprête à l’emporter avec moi pour le recycler. Seulement il est importable. J’essaie d’ouvrir le bouchon, mais il est complètement grippé. Vue la flore marine entourant l’objet, il doit y avoir un moment qu’il est là. 

Je prends une pierre pour briser une partie du bidon que je pense être en matériel métallique. De l’eau s’écoule, mais l’objet n’est toujours pas portable. Dans un premier temps, je pense être obligé de le laisser.

Je le hisse en évidence sur un rocher avant de reprendre la pêche. Ce jour là, je trouve une araignée de mer, plusieurs étrilles, un ormeau et même un dormeur, que je ne rapporterai pas. A chaque avancée, j’amène avec moi ce maudit bidon. Je le traîne, je le pousse, je le hisse avec la ferme intention de le rapporter et de le recycler.

Après les rochers, la plage, puis les dunes, puis la route, tirant le bidon avec mon crochet. J’arrive enfin à bon port. Je me suis rendu compte que le bidon est en fait en plastique. Je l’ouvre avec un couteau. Je le découpe en lambeaux et découvre finalement un bloc de béton.

J’ai alors compris que ce bidon n’avait pas été jeté. Il a du se décrocher d’un bateau. Il devait servir de bouée d’amarrage. Le fait est qu’il s’est retrouvé au milieu de la mer et ça devait faire un moment qu’il y était. En même temps, qui aurait ramené ce bidon maudit pour le recycler ? C’est une question à laquelle je n’ai trouvé aucune réponse. alors j’ai décidé de le faire. 

Bloc de béton
Bloc de béton à l'intérieur du bidon

J’ai été moqué de cette initiative. Parce que personne ne fait ça. Mais c’est justement parce qu’une situation n’est pas censée arriver : la bouée d’amarrage, remplie de béton, qui se détache du bateau ; que personne n’est chargé de récupérer ce déchet, donc personne ne le fait. Peut être cet exemple est-il extrême, mais ce qui m’inquiète le plus est qu’il n’est pas isolé. Je pense que c’était nécessaire de ramener cet objet plastique et de le recycler. Effectivement, récupérer cette masse de plusieurs dizaines de  kilogrammes au milieu de la mer, c’est à peine croyable, c’est pourquoi j’ai décidé de réaliser une vidéo que vous pouvez consulter 👈

S’il est une morale, c’est que chacun doit faire ce pourquoi il est convaincu, sans craindre le jugement. Pourquoi ne pas commencer par l’un de ces 10 gestes pour la planète ?