Archives mars 2020

Les denrées nécessaires

Les denrées nécessaires en cas de pénurie

Tout d’abord, veillons à nous rappeler que nous ne sommes pas actuellement en pénurie. Aussi l’affluence dans les supermarchés est-elle une aberration. Cependant, faisons un bref récapitulatif des stocks à constituer en cas de récession.

1) De l'eau

La ressource la plus nécessaire est l’eau potable. Or il ne semble pas que les compagnies d’approvisionnement émettent quelques informations sur des coupures d’eau. Prévoyez un pack d’eau à disposition, si cela vous rassure. Mais il n’y a pas de quoi s’affoler.

2) De la farine

Encore une fois, la récession n’est pas proche, mais avoir de la farine de blé permet de faire du pain et des pâtes. C’est d’ailleurs un des aliments qui commence à être rationné, car certains en achetaient pour survivre des années.

3) Des légumineuses

Pendant que certains vont acheter des boites de lentilles ou de haricots, ceux qui ont choisi, plus tôt de viser l’autonomie alimentaire, avec un jardin ou un potager tiennent leur revanche face aux précédentes moqueries. Que ce soit en jardin ou sur un balcon, avoir un potager est toujours la solution la plus efficace pour avoir des légumes à disposition.

Supermarché

« Nous sommes en guerre », nous affirme Emmanuel MACRON. C’est vrai, mais pour l’instant nous sommes aussi loin de la pénurie. C’est pourquoi j’ai réalisé cet article sur les denrées nécessaires dans le but de rassurer. Inutile de dévaliser les supermarchés, car en le faisant on incite plus de camions à rouler et on accroit les risques de contaminations.

Payer en liquide est-il dangereux ?

En France, le paiement en liquide reste majoritaire. Il représente 68% des transactions en magasin. l’Organisation Mondiale de la Santé rassure au sujet des transmissions de virus par la monnaie. Sur un billet, les virus pourraient survivre entre 4 et 10 minutes, selon la banque de France. Rien n’est indiqué pour les pièces, qui pourraient s’apparenter à des surfaces proches des poignées de portes. Payer en liquide représente donc un risque, endigué par le fait de se laver très régulièrement les mains.

Faisons simple

Je ne vais rien vous apprendre, il n’est pas nécessaire de constituer des rations de pâtes et de riz pour des mois. Cela ne fait que précipiter la récession et oblige des transporteurs à se déplacer, donc propager les virus (grippe saisonnière, covid-19, H5N1 …) sans raison. Quant au papier toilette, il ne devrait pas être plus utile aujourd’hui qu’il y a quelques semaines.

Avoir un paquet de farine et des conserves (légumes, fruits, poissons) n’est pas inutile. Mais tenir un siège n’est pas nécessaire. Dans tous les cas, nous en serions incapable si le confinement strict était décrété sur une longue période. Les plus sereins sont ceux qui possèdent leur potager, c’est peut être à retenir pour la suite ?

Aussi est-il urgent de respecter les gestes barrières et de se laver les mains fréquemment. Manipuler de l’argent, ouvrir des portes, se servir de son téléphone ou d’une télécommande sont des actions que nous faisons tous les jours. Or c’est ainsi que se transmettent les virus, les bactéries, donc les maladies. Pensons donc au savon et au gel hydroalcoolique pour limiter les propagations.

Ne cédons pas à la panique

« Se faire du souci, c’est comme faire du rocking chair, ça occupe, mais ça ne sert à rien » / Van Wilder.

Céder à la panique, à quoi cela nous avance ? Faites quelques courses raisonnables, restez confinés le plus possible et lavez vous fréquemment les mains, puisque c’est tout ce que l’on peut faire. Aussi est-il nécessaire de relayer des informations et des messages positifs. Ne diffusons pas les témoignages malheureux (malades ou décès) nous sommes constamment sollicités pour partager ces derniers et c’est délétère.

En ce qui concerne l’activité de Quotidien Durable, elle est maintenue. Les articles continueront à être publié le jeudi et je reste disponible sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

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Coronavirus : pourquoi les avions volent à vide ?

Pourquoi les avions volent à vide ?

C’est un scandale écologique et pourtant des avions volent à vide. Avec la propagation du coronavirus, on pourrait s’attendre à ce que les avions restent cloués au sol. Ce n’est pas le cas. En règle générale, un avion qu’il soit plein ou non doit décoller. Voyons ensemble ce qui régit cette absurdité.

Avion vole à vide
© flickr

Si les compagnies aériennes brûlent des litres de kérosène, c’est tout simplement pour respecter la législation. En effet, en Europe comme outre-Atlantique, chaque compagnie se voit attribuer des « créneaux » d’atterrissage et de décollage par la législation européenne. Or si les compagnies n’effectuent pas au moins 80% des vols prévus, elles perdent ces « slots » qui sont ré-attribués à des concurrents. L’Association Internationale du Transport Aérien a fait une demande de dérogation début mars, mais elle est restée sans réponse.

En France, la même demande a été formulée par Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances. Il souhaite que « toutes les compagnies puissent conserver leurs créneaux aériens sans avoir à faire tourner leurs avions à vide ». Plus qu’une aberration financière, c’est une catastrophe écologique d’évoluer ainsi en mode binaire, quand chacun fait des efforts pour limiter son empreinte.

Il est rassurant de savoir que des assouplissements avaient été accordés par la commission européenne lors des attentats du 11 septembre ou au moment du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (cousin de l’actuel Covid-19). En pleine transition écologique, il serait tant que les mots laissent place aux actes.

Cet article tient ses sources de consoGlobe. Avez-vous appris l’existence de ces avions qui décollent à vide ? Cet article vous a-t-il éclairé sur les sombres raisons de ces pratiques ? On en parle sur la page Quotidien Durable, on reste connecté.

Zoom sur Axel Férard

Zoom sur Axel Férard - Le Petit Voyageur

Le 1er Mai 2019, Axel Férard se lançait sur les routes de France pour un quadrathlon de l’extrême de 6000 kilomètres à vélo, en paddle, en kayak et à pied. Son but est de sensibiliser à une consommation plus responsable. Il rappelle que derrière chaque choix de consommation, il y a une production. Aussi chaque geste a son importance. J’ai eu la chance d’être chargé de sa communication et de suivre ainsi ce défi de près.

flyer festival Soyons demain
© Festival Éco-Citoyen Soyons Demain

Dans le cadre de son périple, Axel Férard souhaitait être acteur du développement durable. Aussi le 31 mai, après 945 kilomètres, il a réalisé ses premières missions éco-citoyennes pour le festival Soyons Demain. Arrivé par la mer, en paddle, à Vierville (14 710) il a proposé une initiation à ce sport nautique. Par la suite, il a participé à une action de nettoyage de la plage à Colleville sur Mer. Le lendemain, il participait à la conférence « Ré-inventer la société de demain » organisée par le festival éco-citoyen.

Par la suite, Le Petit Voyageur a rencontré des acteurs locaux : maraichers, vignerons, responsables d’associations, paysagistes, journalistes, élus, dans le but d’échanger autour de la consommation. Il a eu l’occasion de participer à différentes actions allant du ramassage de déchets, aux prises de paroles en conférences, dans des écoles et à la télévision. Chaque jour, on pouvait suivre l’avancée sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

Carte du périple du Petit Voyageur
Infographie présentant l'avancée du périple

Au 130 ème jour de périple, Axel en terminait avec le GR5 en randonnée. Il se dirigeait vers Bastia pour entamer une nouvelle aventure en kayak gonflable. Si le défi sportif n’était plus à prouver, il ne perdait pas de vue son objectif de communiquer sur la transversalité de l’agriculture et l’impact de notre consommation plus globalement.

C’est dans ce cadre qu’il publie encore à ce jour sur Internet. Pour aller plus loin, depuis son retour il travaille sur un documentaire de 52 minutes avec des images exclusives tournées durant ce quadrathlon de l’extrême.

Continuant son périple, ponctué par des sensibilisations en écoles primaires et des entretiens avec différents élus, Le Petit Voyageur est finalement arrivé au Havre le 18 novembre. Il a clôturé cette aventure avec un nouveau ramassage de déchets et une conférence où il a livré ses impressions « à chaud ».

Il a rappelé que beaucoup de problématiques découlent de nos choix : la pollution de l’eau, le dérèglement climatique, l’épuisement des ressources du sol, l’affaiblissement de la biodiversité …

Si les sujets environnementaux seront au cœur du documentaire que prépare Axel, il ne manquera pas de communiquer aussi autour du dépassement de soi.

En attendant la sortie de ce dernier, vous pouvez consulter cette interview réalisée par Redx et rejoindre Le Petit Voyageur sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

Ayant intégré que la politique peut être un excellent levier pour dynamiser des projet environnementaux, Axel Férard s’est engagé avec la liste « Un Havre Citoyen » conduite par Jean-Paul LECOQ.

Interview RedX
© redx.fr

Vous souhaitez commencer à consommer de façon plus responsable, mais vous ne savez par quoi commencer et ne voulez pas changer radicalement de mode de vie ? Trouvez des solutions parmi ces sujets déculpabilisants et gardez à l’esprit que personne n’est parfait, mais chaque geste compte.

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