Choisir un café plus responsable

Le café en dosettes offre par sa simplicité une bonne alternative à l’anciennement classique cafetière. En effet, selon le Monde, 80% des français possède une machine à café de ce type. Seulement, au delà de son prix extrêmement élevé, ce café pose des questions sanitaires et environnementales.

 

Les dosettes sont souvent peu recyclées, tout simplement car les utilisateurs sont « invités » à les rapporter en boutique. Si la simplicité de la dosette est prouvée, rares sont les clients qui veulent s’encombrer à stocker, puis ramener les emballages. Même si c’était le cas, l’énergie nécessaire au traitement de ces déchets est phénoménale.

Dosettes de café
© commons.wikimedia.org

Pour recycler complètement les capsules il faudrait que les déchets transitent par quatre pays. La Hollande séparerait le marc du contenant. L’Italie récupérerait la laque pour en faire des lingots. L’allemagne pourrait ainsi transformer les lingots en feuilles que la Suisse pourrait à nouveau transformer en capsules.

Seulement, une infime partie des dosettes est récupérée. Aussi ce schéma de recyclage reste-t-il théorique. Les dosettes sont nettoyées en Allemagne. Le marc n’est certainement pas complètement valorisé. Les capsules sont fondues au grès des accords en Europe. Parfois l’aluminium est ré-utilisé pour faire des canettes ou des vélos, car rares sont les pays ayant la compétence de re-créer des capsules.  

Il semble donc que les dosettes soient assez peu recyclées. Cela implique que de nouvelles capsules doivent être continuellement produites. Or pour produire une tonne d’aluminium, il faut quatre tonnes de bauxite, un minerai naturel. Seulement, le traitement de ce composant rejette du titane, de l’oxyde de fer, de l’oxyde d’aluminium et de la silice notamment. 

Des économies pour un café de qualité

Le café en dosettes n’est pas nécessairement de plus mauvaise qualité qu’un autre. Si le prix de la machine est attractif, parfois est-elle même offerte, reste à se poser la question du prix de ce café simple d’utilisation.

Une dosette classique coûte environ 30 cents. Elle contient 5 à 7 grammes de café. Ce qui revient, en moyenne à soixante euros le kilogrammes de café. C’est relativement cher. A ce prix, on peut choisir un café de très haute gamme, responsable et éthique.

Je n’ai jamais eu de machine à dosettes. A ce jour, je possède une machine à café en grains, avec un broyeur. Ce produit est assez cher à l’achat. Je choisi du café équitable, qui rémunère justement les producteurs. Il coûte aux alentours de vingt cinq euros par kilogramme. J’ai confiance notamment en Max Havelaar, un label spécialisé dans le commerce équitable respectueux des droits humains et de l’environnement.

Un dernier conseil durable

Dans cet article, j’ai évoqué l’hérésie que représente la machine à café à dosettes. Selon le budget de chacun, (re)-passer à une cafetière classique, à un percolateur, avec ou sans broyeur ou même une machine à café à dépression sera toujours plus raisonnable. Pensez également à la qualité et aux valeurs que vous souhaitez défendre en choisissant votre café, qu’il soit moulu ou en grains.

Il y a un autre grand intêret à ne plus utiliser une machine à capsules, c’est le fait de pouvoir récupérer son marc de café. Celui-ci peut être valorisé dans le compost, très stimulant pour la vie biologique. Aussi, peut-il être utilisé en petites quantités dans les canalisations pour éviter les mauvaises odeurs tout en limitant les produits chimiques : douche, lavabo, évier, toilettes …

Je vous invite aussi à découvrir comment EcoloMe utilise son marc de café.

 

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