Utiliser Internet de façon éco-responsable

Si Internet était un pays, ce serait le sixième plus gros consommateur d’électricité au Monde, rien que ça. Pour exemple, chaque heure, 12 milliards de mails sont envoyés à travers le globe. Ce n’est pas sans répercussion sur l’environnement.

On peut pourtant réduire son empreinte écologique sur Internet. Le Web fonctionne grâce à des centres de données ou datacenters. L’illustration permet de visualiser à quoi ressemble un data center, avec l’exemple de celui de l’école Polytechnique. Ces derniers sont très gourmands en énergie. 

Tout utilisateur d’Internet est responsable de la pollution générée par ces « usines à données ». Aujourd’hui voyons alors comment limiter notre impact environnemental lié à Internet.

Data center de l'école Polytechnique
© Flickr

Sur Internet, chaque donnée stockée, reçue ou envoyée correspond à une dépense en énergie pour alimenter un site physique regroupant des installations informatiques. Aussi est-il possible de réduire l’utilisation de ces centres.

Il y a une chose très simple que l’on puisse faire pour diminuer notre impact environnemental : faire le tri dans sa boite mails. Cela allégera les serveurs. Pensez aussi à vider votre corbeille.

Pour nous aider à aller plus loin, Cleanfox est un allié pour se désabonner des newsletter qui ne nous intéressent plus et des spams. Il répertorie tous les abonnements et nous propose de choisir ceux que l’on souhaite « résilier ». Une fois le tri réalisé, il nous indique combien d’émissions de Co2 nous évitons sur l’année.

Plutôt sympa, non ?

Un impact écologique positif sur Internet

Dans le début de cet article, nous avons abordé la façon de limiter son empreinte écologique sur le Web. Mais il est possible d’aller plus loin et d’avoir un bilan carbone positif sur la toile.

Logo du moteur de recherches Ecosia
© wikimedia.org

Certains moteurs de recherche, comme Ecosia, utilisent une partie de leurs bénéfices pour restaurer l’écosystème. Ces derniers fonctionnent comme des moteurs de recherches classiques, qui proposent des annonces dans les résultats. En cliquant sur des liens d’annonceurs, on génère quelques centimes. Ecosia, dans notre exemple, utilisera cet argent pour replanter des arbres  sur le continent africain, l’Amérique du sud ou l’Indonésie, très impacté par le réchauffement climatique. En moyenne un arbre sera planté pour 45 recherches.

En Tanzanie, ces opérations évitent l’érosion des sols et des inondations qui font des morts dans la région. De plus, des emplois sont créés pour planter les arbres et entretenir les pépinières.

Il est nécessaire de se poser la question d’utiliser un moteur de recherche qui a un impact positif sur la planète. Pour exemple, Ecosia gagne environ 1 million d’euros chaque mois dont 500 000€ sont utilisés à des fins de reforestation. Si 1/5 ème des personnes qui utilisent Google passait à Ecosia, assez d’arbres seraient plantés pour rendre nul le bilan carbone annuel du monde.

Les éléments présents dans cet article viennent de recherches effectuées par Julien Vidal, auteur du livre « ça commence par moi » Alors, convaincu ? On en parle ensemble ?

Un geste encore plus simple pour réduire son empreinte ? Avez-vous lu mon article « Comment se chauffer de façon responsable ? » 👈 Cliquez dessus.

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