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Désinfection des rues : la polémique

Désinfection des rues : la polémique

La semaine passée, nous évoquions la désinfection des espaces publics avec diverses solutions toxiques. Alors que le Haut Conseil de Santé Publique recommande de ne pas désinfecter les rues, les ventes d’eau de javel enregistrent une hausse significative. La polémique enfle donc autour des enjeux environnementaux.

Sur les quatre semaines dernières, ce produit « jugé capable de détruire le coronavirus » a connu une hausse de ses ventes de 84%. C’est le quatrième produit le plus vendu en France. Pourtant, cette solution aqueuse d’hypochlorite de sodium et de potassium est loin d’être inoffensive. S’il est vrai qu’à court terme, elle élimine les micro-organismes (et peut être même le covid-19) il n’en reste pas moins qu’elle facilite le développement de bactéries résistantes. Nous l’évoquions d’ailleurs la semaine passée. 

Je vous invite à lire l’article : Coronavirus, vers une catastrophe écologique ?

Communiqué de la mairie de Toulouse
Communiqué de la mairie de Toulouse

Certaines villes continuent à désinfecter les rues les plus passantes. A Toulouse, par exemple, 186 sites seront désinfectés deux fois par semaine, par 70 agents de la collectivité territoriale. Sans compter la mise en danger des employés (non confinés, pulvérisant de la javel) le ministère de la santé estime que c’est inutile face à la maladie.

Pourtant, plus haut vous avez pu lire que la javel élimine « certainement » le virus 🤔

Seulement, même si le coronavirus ne « résistait pas » à la désinfection, il suffirait d’un passant porteur (possiblement sain) pour que ce dernier retrouve sa place au sol ou sur le mobilier urbain.

Par contre, la javel, une fois lessivée (voire rincée par les employés eux-mêmes) se retrouvera inévitablement dans les eaux pluviales, les cours d’eau, les nappes phréatiques et donc à terme dans nos verres ou nous assiettes.

En somme, Rachida Dati, qui plaide « Ne nous privons pas d’une méthode qui pourrait nous aider à freiner l’épidémie » omet complètement les enjeux écologiques.

En dépit des recommandations du ministère de la santé et du Haut Conseil de Santé Publique, les ventes d’eau de javel ont bondi de 84% en France, sur les quatre dernières semaines. Pour rappel, la javel ne contient aucun tensio-actif. Donc elle désinfecte, mais ne nettoie pas. Mélangée à certaines particules, elle dégage un gaz toxique et peut même exploser.

Comme souvent, nous cherchons une solution immédiate, qui amènera d’autres déséquilibres, que nous ne résoudront peut être jamais. L’urgence Covid-19 ne fait malheureusement pas exception à la règle et on me demandera bientôt « quelles sont mes recommandations ».

Les seuls conseils que nous devons appliquer sont ceux prodigués par le gouvernement, ce qui ne nous empêche pas d’être curieux et d’aller s’informer, sur Internet, notamment. Au milieu des « fake news » vous trouverez des articles scientifiques et des informations vérifiées ou publiées par les autorités.

Cet article tient ses sources de Consoglobe. Avez-vous eu vent de recommandations qui pourraient être utiles à tous ? Vous pouvez les partager sur la page Quotidien Durable.

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Coronavirus : vers une catastrophe écologique sans précédent ?

Covid-19 : vers une catastrophe écologique ?

En situation de crise, la France prouve encore son incompétence. Alors que la pandémie du coronavirus devrait atteindre un pic de contamination prochainement, chaque ville y va de sa solution miracle. Se dirige-t-on droit vers une catastrophe écologique sans précédent ?

désinfection covid-19
© Cyril DODERGNY pour France Info

En l’absence de consigne nationale et certainement avec l’idée de sauver le tourisme estival, certaines villes, à l’image de Nice, désinfectent les rues pour freiner la propagation du coronavirus.

Cette démarche cavalière fait débat, puisque chacun y va de sa solution pour enrayer la pandémie, sans aucune recommandation officielle des autorités.

Dans ce cadre très particulier de crise sanitaire, on peut se demander si on n’est pas en train de préparer une catastrophe écologique sans précédent. A ce jour, « l’efficacité de la désinfection systématique des rues pour lutter contre la propagation du virus n’est pas démontrée » insiste l’Agence Régionale de Santé de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Si toutefois cette désinfection a des effets positifs, deux grandes questions restent encore en suspend. Tout d’abord, la nature n’aime pas le vide et rien ne nous dit qu’une autre urgence sanitaire ne viendra pas remplacer l’actuelle. En faisant place nette, nous favorisons des virus ou bactéries bien plus dangereux encore.

De plus, la désinfection des rues soulève une aberration environnementale. Chaque commune utilisant sa « solution miracle » il n’est pas exclu que l’on retrouve dans les nappes phréatiques de la javel ou d’autres produits hautement toxiques. Est-on en train de polluer nos sols pour des dizaines d’années, en voulant se débarrasser d’un virus ?

De manière globale, l’histoire nous enseigne qu’à chaque tentative de l’Homme d’équilibrer un espace naturel (agrosystème ou écosystème) il a lamentablement échoué, en faisant apparaître un autre déséquilibre quasiment irrémédiable. A ce jour l’autorité sanitaire désapprouve l’utilisation de désinfectants dans les rues. Ce n’est « pas une nécessité de santé publique, en dehors du nettoyage conventionnel« .

Dans ce contexte particulier de confinement, si même l’eau que nous buvons est potentiellement rendue toxique par la bêtise de l’Homme, si les aliments que nous achetons à nos producteurs locaux sont souillés par des toxiques ; nous ne saurons plus à quel sain nous vouer pour rester en bonne santé. A mon sens, respecter les recommandations des Agences Régionales de la Santé reste le plus sain.

Cet article a pour source France Info et trouve une suite dans l’article Désinfection des rues : la polémique.

Qu’en pensez-vous ? L’humain est-il plus menacé par sa propre espèce que par le Covid-19 ? Vous sentez-vous en sécurité en confinement ?

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Les denrées nécessaires

Les denrées nécessaires en cas de pénurie

Tout d’abord, veillons à nous rappeler que nous ne sommes pas actuellement en pénurie. Aussi l’affluence dans les supermarchés est-elle une aberration. Cependant, faisons un bref récapitulatif des stocks à constituer en cas de récession.

1) De l'eau

La ressource la plus nécessaire est l’eau potable. Or il ne semble pas que les compagnies d’approvisionnement émettent quelques informations sur des coupures d’eau. Prévoyez un pack d’eau à disposition, si cela vous rassure. Mais il n’y a pas de quoi s’affoler.

2) De la farine

Encore une fois, la récession n’est pas proche, mais avoir de la farine de blé permet de faire du pain et des pâtes. C’est d’ailleurs un des aliments qui commence à être rationné, car certains en achetaient pour survivre des années.

3) Des légumineuses

Pendant que certains vont acheter des boites de lentilles ou de haricots, ceux qui ont choisi, plus tôt de viser l’autonomie alimentaire, avec un jardin ou un potager tiennent leur revanche face aux précédentes moqueries. Que ce soit en jardin ou sur un balcon, avoir un potager est toujours la solution la plus efficace pour avoir des légumes à disposition.

Supermarché

« Nous sommes en guerre », nous affirme Emmanuel MACRON. C’est vrai, mais pour l’instant nous sommes aussi loin de la pénurie. C’est pourquoi j’ai réalisé cet article sur les denrées nécessaires dans le but de rassurer. Inutile de dévaliser les supermarchés, car en le faisant on incite plus de camions à rouler et on accroit les risques de contaminations.

Payer en liquide est-il dangereux ?

En France, le paiement en liquide reste majoritaire. Il représente 68% des transactions en magasin. l’Organisation Mondiale de la Santé rassure au sujet des transmissions de virus par la monnaie. Sur un billet, les virus pourraient survivre entre 4 et 10 minutes, selon la banque de France. Rien n’est indiqué pour les pièces, qui pourraient s’apparenter à des surfaces proches des poignées de portes. Payer en liquide représente donc un risque, endigué par le fait de se laver très régulièrement les mains.

Faisons simple

Je ne vais rien vous apprendre, il n’est pas nécessaire de constituer des rations de pâtes et de riz pour des mois. Cela ne fait que précipiter la récession et oblige des transporteurs à se déplacer, donc propager les virus (grippe saisonnière, covid-19, H5N1 …) sans raison. Quant au papier toilette, il ne devrait pas être plus utile aujourd’hui qu’il y a quelques semaines.

Avoir un paquet de farine et des conserves (légumes, fruits, poissons) n’est pas inutile. Mais tenir un siège n’est pas nécessaire. Dans tous les cas, nous en serions incapable si le confinement strict était décrété sur une longue période. Les plus sereins sont ceux qui possèdent leur potager, c’est peut être à retenir pour la suite ?

Aussi est-il urgent de respecter les gestes barrières et de se laver les mains fréquemment. Manipuler de l’argent, ouvrir des portes, se servir de son téléphone ou d’une télécommande sont des actions que nous faisons tous les jours. Or c’est ainsi que se transmettent les virus, les bactéries, donc les maladies. Pensons donc au savon et au gel hydroalcoolique pour limiter les propagations.

Ne cédons pas à la panique

« Se faire du souci, c’est comme faire du rocking chair, ça occupe, mais ça ne sert à rien » / Van Wilder.

Céder à la panique, à quoi cela nous avance ? Faites quelques courses raisonnables, restez confinés le plus possible et lavez vous fréquemment les mains, puisque c’est tout ce que l’on peut faire. Aussi est-il nécessaire de relayer des informations et des messages positifs. Ne diffusons pas les témoignages malheureux (malades ou décès) nous sommes constamment sollicités pour partager ces derniers et c’est délétère.

En ce qui concerne l’activité de Quotidien Durable, elle est maintenue. Les articles continueront à être publié le jeudi et je reste disponible sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

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Coronavirus : pourquoi les avions volent à vide ?

Pourquoi les avions volent à vide ?

C’est un scandale écologique et pourtant des avions volent à vide. Avec la propagation du coronavirus, on pourrait s’attendre à ce que les avions restent cloués au sol. Ce n’est pas le cas. En règle générale, un avion qu’il soit plein ou non doit décoller. Voyons ensemble ce qui régit cette absurdité.

Avion vole à vide
© flickr

Si les compagnies aériennes brûlent des litres de kérosène, c’est tout simplement pour respecter la législation. En effet, en Europe comme outre-Atlantique, chaque compagnie se voit attribuer des « créneaux » d’atterrissage et de décollage par la législation européenne. Or si les compagnies n’effectuent pas au moins 80% des vols prévus, elles perdent ces « slots » qui sont ré-attribués à des concurrents. L’Association Internationale du Transport Aérien a fait une demande de dérogation début mars, mais elle est restée sans réponse.

En France, la même demande a été formulée par Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances. Il souhaite que « toutes les compagnies puissent conserver leurs créneaux aériens sans avoir à faire tourner leurs avions à vide ». Plus qu’une aberration financière, c’est une catastrophe écologique d’évoluer ainsi en mode binaire, quand chacun fait des efforts pour limiter son empreinte.

Il est rassurant de savoir que des assouplissements avaient été accordés par la commission européenne lors des attentats du 11 septembre ou au moment du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (cousin de l’actuel Covid-19). En pleine transition écologique, il serait tant que les mots laissent place aux actes.

Cet article tient ses sources de consoGlobe. Avez-vous appris l’existence de ces avions qui décollent à vide ? Cet article vous a-t-il éclairé sur les sombres raisons de ces pratiques ? On en parle sur la page Quotidien Durable, on reste connecté.

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Zoom sur Axel Férard

Zoom sur Axel Férard - Le Petit Voyageur

Le 1er Mai 2019, Axel Férard se lançait sur les routes de France pour un quadrathlon de l’extrême de 6000 kilomètres à vélo, en paddle, en kayak et à pied. Son but est de sensibiliser à une consommation plus responsable. Il rappelle que derrière chaque choix de consommation, il y a une production. Aussi chaque geste a son importance. J’ai eu la chance d’être chargé de sa communication et de suivre ainsi ce défi de près.

flyer festival Soyons demain
© Festival Éco-Citoyen Soyons Demain

Dans le cadre de son périple, Axel Férard souhaitait être acteur du développement durable. Aussi le 31 mai, après 945 kilomètres, il a réalisé ses premières missions éco-citoyennes pour le festival Soyons Demain. Arrivé par la mer, en paddle, à Vierville (14 710) il a proposé une initiation à ce sport nautique. Par la suite, il a participé à une action de nettoyage de la plage à Colleville sur Mer. Le lendemain, il participait à la conférence « Ré-inventer la société de demain » organisée par le festival éco-citoyen.

Par la suite, Le Petit Voyageur a rencontré des acteurs locaux : maraichers, vignerons, responsables d’associations, paysagistes, journalistes, élus, dans le but d’échanger autour de la consommation. Il a eu l’occasion de participer à différentes actions allant du ramassage de déchets, aux prises de paroles en conférences, dans des écoles et à la télévision. Chaque jour, on pouvait suivre l’avancée sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

Carte du périple du Petit Voyageur
Infographie présentant l'avancée du périple

Au 130 ème jour de périple, Axel en terminait avec le GR5 en randonnée. Il se dirigeait vers Bastia pour entamer une nouvelle aventure en kayak gonflable. Si le défi sportif n’était plus à prouver, il ne perdait pas de vue son objectif de communiquer sur la transversalité de l’agriculture et l’impact de notre consommation plus globalement.

C’est dans ce cadre qu’il publie encore à ce jour sur Internet. Pour aller plus loin, depuis son retour il travaille sur un documentaire de 52 minutes avec des images exclusives tournées durant ce quadrathlon de l’extrême.

Continuant son périple, ponctué par des sensibilisations en écoles primaires et des entretiens avec différents élus, Le Petit Voyageur est finalement arrivé au Havre le 18 novembre. Il a clôturé cette aventure avec un nouveau ramassage de déchets et une conférence où il a livré ses impressions « à chaud ».

Il a rappelé que beaucoup de problématiques découlent de nos choix : la pollution de l’eau, le dérèglement climatique, l’épuisement des ressources du sol, l’affaiblissement de la biodiversité …

Si les sujets environnementaux seront au cœur du documentaire que prépare Axel, il ne manquera pas de communiquer aussi autour du dépassement de soi.

En attendant la sortie de ce dernier, vous pouvez consulter cette interview réalisée par Redx et rejoindre Le Petit Voyageur sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

Ayant intégré que la politique peut être un excellent levier pour dynamiser des projet environnementaux, Axel Férard s’est engagé avec la liste « Un Havre Citoyen » conduite par Jean-Paul LECOQ.

Interview RedX
© redx.fr

Vous souhaitez commencer à consommer de façon plus responsable, mais vous ne savez par quoi commencer et ne voulez pas changer radicalement de mode de vie ? Trouvez des solutions parmi ces sujets déculpabilisants et gardez à l’esprit que personne n’est parfait, mais chaque geste compte.

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Protéger la biodiversité

Protéger la biodiversité

La biodiversité est mise à mal, notamment par l’utilisation des pesticides et la destruction d’habitats naturels. Comment protéger nos oiseaux avec deux actes simples à mettre en place ? Nous évoquerons la possibilité de fabriquer des nichoirs et d’installer une mangeoire pour qu’ils puissent à la fois trouver un abris et de la nourriture épargnée par les traitements chimiques. Nous verrons aussi quels sont les précautions nécessaires pour que notre bonne action ne se transforme pas en propagation de maladies. Il n’est pas question dans cet article de parler d’apprivoisement d’animaux naturels. Ces derniers doivent rester libres et capables d’évoluer dans la nature. 

Fabriquer des nids

Nid hirondelles
© flickr

Selon la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) les populations d’hirondelles ont chuté de 30 à 40 % durant ces trente dernières années. Ce constat est lié à deux grandes causes que sont l’habitat et l’alimentation. Pour éviter la disparition de cette espèce emblématique de la biodiversité, il est intéressant de fabriquer des nids, remplaçant partiellement son habitat naturel. Pour rappel l’hirondelle est une espèce protégée.

Je vous invite à consulter ce tutoriel pour fabriquer votre nid d’hirondelles.

Fabriquer des nids pour les oiseaux répond à la problématique de l’habitat, souvent malmené par les activités humaines : tailles, tontes, travaux divers … Cependant, reste une seconde problématique, puisque les oiseaux se nourrissent principalement d’insectes. Or ces derniers se font rares avec l’utilisation à outrance de pesticides.

Nourrir les oiseaux

Quand les températures chutent au dessous de 7°C, les oiseaux sont particulièrement vulnérables. Nous avons tous vu des mangeoires installées dans des jardins ou sur des balcons, pourtant il y a quelques précautions primordiales qui ne sont pas toujours respectées. Tout d’abord, les animaux naturels doivent être nourris ponctuellement. Dans le cas contraire, des attroupements peuvent survenir et propager des maladies, ce qui n’est pas le but. Les mangeoires doivent donc être remplies quelques jours consécutifs dans des périodes froides et rangées et lavées le reste du temps.

Nichoir mangeoire
© pixabay

Vous n’avez pas encore fabriqué votre mangeoire ? Consoglobe y a consacré cet article.

Il est primordial de proposer des aliments frais aux oiseaux, uniquement pendant les périodes très froides. Vous pouvez opter pour des graines, mais aussi des matières grasses animales et végétales. Pensez bien que le but est de permettre aux animaux de survivre à un épisode particulièrement rude. Le but n’est pas de les adopter. Aussi est-il primordial de ne pas nourrir les espèces tous les jours, cela attirerai une population grandissante et permettrai le développement de maladies. Dans le même sens, une fois la mangeoire vide, pensez à bien la laver avant de la mettre de côté jusqu’à la prochaine chute brutale de température.

Respecter l'environnement

S’il est une chose à retenir, c’est de respecter l’environnement naturel. Bien entendu, cela passe par une utilisation très raisonnée des produits chimiques, y compris les raticides et les anti-limaces. Des méthodes permettent de les éloigner de votre jardin et de votre habitation, sans utiliser des produits toxiques.

Mais respecter la nature, c’est aussi éviter certaines tailles ou tontes qui ne sont pas nécessaires et conserver des espaces « naturels » pour laisser de la place à la biodiversité (haies, zones enherbées, bassins). Cela passe aussi par la fabrication de nichoirs ou de mangeoires pour les oiseaux, mais rien ne vous y oblige.

Si chaque geste compte, il faut aussi que chaque action soit réfléchie, étudiée et documentée. Mettre de la nourriture à disposition des animaux sauvages (oiseaux, hérissons, écureuils) pour leur permettre de passer l’hiver dans de bonnes conditions est louable.

Cependant, ces animaux sont avant tout sauvages et doivent subvenir seuls à leur besoin dès que possible. Leur apporter de la nourriture sur une longue période amène une surpopulation, des prédateurs potentiels et des maladies. C’est aussi une cause de l’arrivée des rats et autres « nuisibles pour votre foyer ».  

Dans les faits, à chaque fois que l’homme est entré en interaction avec un écosystème en voulant le protéger, il a réussi à faire tout l’inverse. L’homme fait partie de l’agrosystème dans lequel il évolue. Il doit donc agir sans vouloir contrôler à tout prix l’ensemble de son environnement.

Dans la même thématique, le printemps arrivant à grands pas, je vous invite à découvrir comment éviter les pesticides dans son jardin ou potager.

Vous faites des petites ou grandes actions pour protéger l’environnement ? Partagez vos trucs et astuces sur la page Quotidien Durable.

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Faire ses yaourts

Faire ses yaourts

Dans une démarche visant à réduire nos déchets, nous souhaitions acheter moins de yaourts. Précédemment, nous choisissions des pots en verres, pour limiter la production de plastique. Cependant, les produits sont chers et nous ne sommes pas complètement sûr du recyclage de 100% du verre, je ne parle même pas de l’opercule et du carton d’emballage « bien plastifié » autour des pots.

Comme le dit Axel, la seule façon d’être certain que nos plastiques ne se retrouvent pas dans la nature, c’est de ne pas consommer d’emballages. Une idée partagée par EcoloMe, qui lutte activement pour le zéro déchet.

On a donc demandé autour de nous et on s’est fait prêter une yaourtière. Cela nous permet d’économiser un peu d’argent et de réduire de beaucoup nos aller-retours aux bacs de recyclages, puisque les pots en verre sont réutilisables, comme leurs bouchons. Il ne nous reste que le lait (responsable) à acheter. Nous faisons confiance à la marque C’est qui le patron ?!

Ingrédients

Faire ses yaourts
©lignepapilles

Pour faire des yaourts, il vous faudra simplement du lait à température ambiante et un yaourt. Il faut compter environ 1L pour 8 pots « standards ».

Vous pouvez utiliser du lait stérilisé, écrémé, demi écrémé, entier ; de chèvre, de vache ou de soja. Notez simplement que la coagulation sera impossible avec d’autres laits végétaux.

La première fois vous utiliserez un yaourt commercial, remplaçable par un produit fait-maison par la suite.

Pour ce qui est de la méthode, il suffit de mélanger le lait avec votre yaourt dans un grand contenant, avant de remplir vos pots avec le produit. Placer les pots dans votre yaourtière et mettez-la en fonctionnement. Après un peu plus d’une heure, l’appareil devrait s’arrêter. Laissez le couvercle de la yaourtière en place le temps que les yaourts refroidissent. Cela devrait prendre plusieurs heures.

Ensuite, placer les bouchons sur chaque pot et conservez vos produits au frais.

Fonctionnement

Vous en conviendrez, faire du yaourt est très simple. Il faut du lait et un yaourt déjà fait. Le tout doit être placé dans une étuve (ou une yaourtière) et cela va créer de nouveaux produits.

Pour ce qui est du fonctionnement, la température entre 40°C et 45°C est idéale pour que les bactéries responsables de la fermentation lactique agissent. C’est pour cette raison que les pots ne doivent pas être bouchonnés, car ces bactéries doivent respirer. Plus le temps de chauffe sera long, plus le yaourt sera consistant.

La démocratisation de la yaourtière permet de réussir ses produits de façon quasi certaine, en s’assurant de la température idéale pour obtenir une acidité optimale.

Des yaourts et moins de déchets

Encore une fois, nous n’avons rien inventé. Partis d’un constat que chaque déchet évité est un acte de plus pour préserver la planète, nous avons choisi de faire nous mêmes nos yaourts. Encore une fois le do it yourself permet de réduire notre empreinte. Il est évident que ce n’est qu’un geste, mais je pense que chaque action a son importance et en plus ça nous fait économiser un peu d’argent, ce qui est toujours appréciable.

Je vous invite à découvrir mon article Faire des économies grâce à l’écologie pour trouver 7 idées applicables au quotidien et j’attends vos astuces perso. On reste connecté …

 

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Planète Oscars

Les Oscars se mettent au vert

Beaucoup de stars d’Hollywood s’expriment sur l’environnement et le respect de la planète. Cela peut paraître anodin, mais certaines de ces personnes d’influence passent à l’action et montrent l’exemple. Cet article est directement inspiré du site Green et Vert, sur lequel je ne vous redirige pas, puisqu’il n’est pas sécurisé.

Oscars 2020
©letribunaldunet.fr

Hollywood adopte finalement la durabilité pour cette saison de récompenses. Les réceptions, synonymes d’excès en tous genres passent à l’action pour la planète. En ce sens, dès janvier, les repas servis étaient végétaliens : Golden Globes ; Screen Actors Guild et Crtitics’s Choice Awards. Pendant ce temps, l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences a interdit toute bouteille d’eau en plastique des évènements Oscar et déclaré que les produits servis seront cultivés de façon durable.

Retrouvez un article pour économiser grâce à l’écologie 👈

Durant ces Oscars 2020 justement, Joaquin Phoenix – sacré meilleur acteur dans le rôle du Joker – a tenu un discours poignant sur l’exploitation de la planète. Dans un smoking déjà porté lors de précédentes réceptions, pour éviter la surconsommation vestimentaire, il a mis en cause la destruction de la nature par l’homme.

Bien que certains penseront que ces actions sont superficielles ou qu’elles n’ont pas d’impact, plusieurs influenceurs sont très engagés. Si leur statut permet de mettre en avant des valeurs éco-responsables, je pense très intéressant que ce soit fait. Aussi avons-nous tous besoin d’exemple et peu importe les raisons pour lesquelles nous faisons des efforts pour la planète, je suis convaincu que chaque geste compte.

 

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Loi anti-gaspillage

Que dit la loi anti-gaspillage ?

Vous êtes peut-être passés à côté, jeudi dernier était adoptée la loi anti-gaspillage. Si le groupe M6 a bousculé sa programmation la semaine dernière pour proposer une thématique environnementale, ce sujet est resté invisible dans les autres médias.

Après 5 mois d’examen, la loi anti-gaspillage a été définitivement adoptée par le parlement. Il était temps que la protection de la nature soit encadrée par la loi, puisque les initiatives personnelles sont trop rares et donc partiellement inefficaces. Dans les 5 piliers de ce texte on retrouve la sortie du plastique à usage unique, déjà amorcée ; la lutte contre le gaspillage, notamment alimentaire ; l’action contre l’obsolescence programmée ; une thématique sur l’optimisation dans la production ; et enfin l’obligation d’une meilleure information des consommateurs. Revenons donc sur ces 5 thèmes et les délais pour leur mise en application.

Sortir du plastique jetable

sortir du plastique
Se débarrasser du plastique

La loi adoptée le 30 janvier 2020 stipule une sortie du plastique jetable. Pour cela, vous avez sûrement déjà remarqué l’absence progressive des produits à usage unique dans les rayons des magasins. L’état prévoit aussi le développement de solutions de vrac et la fin des emballages en plastique.

Je vous ai ajouté une photo personnelle de ce à quoi ressemblait l’un de mes placard il y a 8 mois. Depuis, j’ai réduit considérablement les produits emballés et je vais continuer dans ce sens.

Je vous invite à découvrir le vrac sans complexe

Savez-vous que les grandes surfaces sont TOUTES obligées d’accepter de vous proposer une solution pour que vous emportiez un produit dans un contenant que vous avez apporté ? Cela est bien entendu soumis aux conditions du vendeur (bocal transparent, propre, possibilité de contrôle …) mais le magasin doit pouvoir vous proposer du « sans emballage » et cela va se démocratiser.

Concrètement, on ne devrait plus être obligés de glisser dans une pochette … en plastique, des produits disponibles en vrac. C’est un bon début. Dans le même sens, si l’on suit les « obligations du commerçant » on devrait aisément pouvoir amener ses contenants aux rayons traiteurs ou « à la coupe » dans nos grandes surfaces.

Peut être participez-vous à la quatrième édition de février sans supermarché ? Si c’est le cas je vous en félicite. A la maison, nous en sommes encore incapables.

Après 8 mois de vrac
Des produits achetés en vrac

Pour rester dans une expérience personnelle, je vous invite à découvrir la photo du même placard que celui présenté plus haut. Pour être tout à fait transparent avec vous, il y a certains produits que nous avons juste transvasé dans des bocaux en verre, car nous avions encore du stock emballés. On n’allait pas le jeter. Mais dans la mesure du possible, nos magasins Biocoop® et L’eau Vive® nous permettent d’acheter à présent tous ces produits en vrac. En cliquant sur les liens, trouvez ces enseignes proche de chez vous.

Lutter contre le gaspillage

Dire qu’il aura fallu une loi pour que les entreprises commencent à se soucier du gaspillage. Le texte prévoit une amende de 15 000 € pour toute entité – même d’achats à distance – qui détruirait des invendus non-alimentaires. Cela incitera certainement à plus de justesse au moment de réaliser les commandes, le stock étant toujours un enjeu problématique dans la grande distribution.

Dans les grandes avancées, on retrouve aussi la vente de médicament à l’unité. En plus de l’enjeu « gaspillage » cela permettra d’éviter l’auto-médication et la circulation de produits soumis à prescription médicale dans un marché parallèle à celui de la santé. En outre, cela évitera à la sécurité sociale de rembourser des médicaments qui ne sont pas prescrits et retournent rarement en pharmacie malgré les préconisations.

La loi propose aussi la fin de l’impression systématique des tickets de caisse. Il serait temps d’y venir. A l’ère du « tout Internet » à quoi sert ce papier imprimé que l’on nous remet à l’achat ? Si des grandes enseignes proposent déjà l’envoi du ticket dématérialisé par mail, cela devrait aussi devenir « la norme » et c’est tant mieux.

Jusque là, pas de quoi bouleverser nos quotidiens en profondeur, mais peut être une prise de conscience progressive de la population, qui n’est pas pour me déplaire.

Agir contre l'obsolescence programmée

C’est encore une fois risible de devoir l’écrire pour que ce soit appliqué. Voilà la preuve que sans répression directe de l’état, les entreprises n’ont pas la vocation d’agir en faveur de l’environnement. A partir de 2021, les produits se verront appliquer un indice de réparabilité, dans le but d’arriver à une indication de durabilité  et favoriser la production de pièces détachées. On avance, lentement, mais c’est un premier pas. Ainsi certaines entreprises ne pourront plus se cacher derrière de grands principes, mais devront prouver la durabilité de leurs produits. 

déchets plastiques
Source : Envoyé Spécial

En parlant de greenwashing, justement, l’étiquetage sera aussi scruté, avec un pourcentage de matières recyclées indiqué et visible de tous.

Si la décision finale sera prise par le consommateur, en fonction du rapport « qualité/prix » il semble que les produits et leurs emballages doivent faire preuve de plus de transparence à présent. Ceci ne va pas être pour déplaire à ceux qui souhaitent se lancer dans une démarche plus durable.

Optimiser la production

Puisqu’il apparaît que « produire mieux » va de paire avec « produire moins » l’état compte étendre la responsabilité des industriels dans la gestion de leurs déchets en créant de nouvelles filières. Même si cet aspect reste flou, il semble qu’une fois de plus, il s’apparente à de la répression avec l’instauration d’un système de « bonus-malus » incitant à respecter l’environnement.

Au 1er janvier 2020, cela se traduit par l’interdiction de la vente des cotons-tiges, gobelets vendus par lots, verres et assiettes jetables ; la suppression du dioxyde de titane dans la production des denrées alimentaire et le bannissement du bisphénol A des tickets de caisse (qui sont amenés à disparaitre).

En ligne de mire, l’état projette une interdiction de la vente de bouteilles d’eau en plastique d’ici 2040. Ça vous laisse quand même du temps pour acheter une gourde 😅 Dans le domaine du vrac, les vendeurs de boissons devraient être obligés de proposer un tarif inférieur à toute personne qui se présente avec son verre personnel. Ne serait-ce pas le retour de « la consigne » qui se profile ? Remarquez tout de même l’ironie du « devraient être obligés » ?

Informer les consommateurs

On en revient au consommateur qui doit faire des choix par lui-même. C’est d’ailleurs de cette responsabilisation que vient l’expression « consom’acteur » que j’aime utiliser. Seulement ce n’est pas toujours aussi simple. Avec un meilleur étiquetage des produits, l’état compte clarifier la situation en ce qui concerne le tri et les garanties légales de conformité en déployant un logo unique pour ce qui est du « recyclable » et en harmonisant les couleurs des conteneurs pour le tri.

Si vous avez des informations sur le délai de mise en place, je suis tout ouïe.

Protéger la planète
© pixabay.com

En attendant, retrouvez les logos du recyclage en vigueur

Loi anti-gaspillage : l'arbre qui cache la forêt ?

Que retenir de cette loi anti-gaspillage adoptée définitivement jeudi dernier ? Il aura fallu attendre 2020 pour entrer dans le 21 ème siècle, enfin dans le texte en tous cas. Comme à l’habitude, de grands discours et des actions limitées. En ce qui concerne la sortie du plastique jetable, bien que cela choque certains, le premier pas a été concluant avec une interdiction formelle de vendre certains objets du quotidien à usage unique. L’obligation pour les marchands physiques de se conformer au vrac n’est pas nouvelle, mais ce rappel vient à point nommé.

En ce qui concerne la possibilité de dématérialiser les tickets de caisse, il n’est pas trop tôt. Mais aucune date n’est évoqué à ce changement majeur et nécessaire. Pas plus d’informations temporelles sur la mise en pratique de l’indice de durabilité pour lutter contre l’obsolescence programmée ou l’instauration du « bonus-malus » incitant les entreprises à respecter l’environnement. Des paroles, des paroles, des paroles ♫ Vous avez dit greenwashing?

En conclusion, on demande aux consommateurs d’être plus responsables, sans leur donner la possibilité de l’être. Il n’est pas exclu qu’on soit obligé de passer beaucoup de temps à consulter les indications que veulent bien nous donner l’industrie pour choisir nos produits. A moins de choisir progressivement de quitter les grandes surfaces, comme le suggère l’initiative février sans supermarché.

Personnellement, j’essaie de faire du mieux possible pour consommer moins de produits commerciaux. Depuis 8 mois, nous achetons en vrac une grande partie de nos produits d’entretien, de soin du corps et alimentaires. Nous sommes encore loin du Graal « 0 déchet » mais nous entrons dans une démarche de plus en plus responsable et durable.

Cet article a été écrit avec pour sources Neozone et le site du ministère de la transition écologique et solidaire. Si toutefois des éléments de compréhension ou des délais de mise en application ont échappé à ma vigilance, je les lirai avec une grande attention.

Et vous, la loi anti-gaspillage impacte-t-elle votre quotidien ? Avez-vous l’impression que c’est une vaste mascarade ? Vous participez à l’initiation février sans supermarché ? On en parle sur la page Facebook Quotidien Durable. On reste connecté !

 

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Une salle de bain responsable

Une salle de bain plus responsable

Avec l’interdiction petit à petit des plastiques à consommation unique, nous sommes amener à réfléchir à des alternatives dans notre salle de bain. C’est une très bonne chose, car en réduisant nos déchets, on fait également des économies. Dans cet article on s’intéresse donc aux solutions pour parvenir à supprimer complètement la poubelle dans notre salle d’eau.

Économiser 1/3 d'eau facilement

Mon revelé d'eau
Des économies d'eau impressionnantes

Une image vaut mille mots. Dans notre commune l’eau est extrêmement chère. Avec un pic de consommation en Mai à 9,4 m³, nous avons eu la désagréable surprise d’avoir un échéancier à plus de 100 € par mois de la part de notre fournisseur. Sur l’année ça revenait à l’équivalent d’un SMIC rien que pour avoir l’eau courante. Il nous a fallu trouver une solution.

Je vous invite à découvrir comment nous avons réussi à atteindre une consommation d’eau réduite à 5 m³, sur les mois de Novembre, Décembre et Janvier, sans changer nos habitudes.

Lien vers l’article faire des économies d’eau, simplement

Se débarrasser des emballages dans la salle de bain

Nos salles de bains sont génératrices d’un grand nombre de déchets. Si les cotons-tiges classiques sont amenés à disparaître, il reste toujours les emballages de gels douche, shampooings ou dentifrices, les cotons démaquillants …

 

Petit à petit – au début pour essayer, puis très vites convaincus – nous avons supprimé les emballages de notre salle de bain en choisissant des produits solides ou sous forme de poudres.

La tête de nos brosses à dents est recyclée par son fabricant. Le manche est ré-utilisable. Aussi avons nous testé deux dentifrices différents : l’un en poudre, auquel nous n’avons pas accroché et le second complètement solide.

Consultez si vous le souhaitez l’article une bouche plus saine, naturellement

Nos shampooings et leurs après shampooings, le démaquillant et ses cotons lavables ; sont des produits responsables, choisis avec peu voire aucun emballage.

Nos produits de salle de bain
Tous les produits de la salle de bain

Pour le savon, nous sommes pour l’instant resté à une gamme liquide, avec des contenants recyclés par le fabricant, car nous n’avons pas encore trouvé le produit de nos rêves. C’est d’ailleurs une chose sur laquelle je souhaite revenir : nous ne sommes pas parfaits. S’il en est une seconde que je répète souvent c’est que chaque geste compte.

Depuis des années nous vivons avec des habitudes de consommation. Comme je le précisais la semaine passée, il n’y a que 8 mois que nous avons fait le choix de réfléchir plus concrètement à l’impact de nos achats, notamment grâce à l’action d’Axel Férard dont vous pouvez retrouver le périple 👈

C’est important d’essayer et peut être qu’au début vous trouverez ça amusant, avant que ça devienne une habitude. Dans les faits, être plus responsable ne prend pas plus de temps, mais fait économiser un peu d’argent et beaucoup de ressources.

Une lessive et des adoucissants responsables

Un jour, je décide d’acheter une serviette de toilette dans un magasin spécialisé et j’en profite pour demander des conseils d’entretien à la vendeuse. « Surtout n’utilisez pas d’adoucissant ! » Je reste un moment scotché avant de lui demander pourquoi. Tout simplement, il faut savoir que l’adoucissant contre l’effet absorbant de la serviette.

Alors de fil en aiguille j’obtiens des conseils plus sains pour le linge et finalement des solutions plus écologiques et économiques. Que j’aime faire rimer ces deux mots. Les serviettes de bain deviennent souvent rêches à cause du calcaire, rien que ça. Et comment lutter contre ce fléau ? Grâce une nouvelle fois à un allié magique … et naturel !

 

Je vous invite à lire cet article sur les produits ménagers écologiques 👈

 

Contre le vieillissement de vos vêtement les plus doux, pensez au bicarbonate de soude. En ajoutant une cuillère à soupe de poudre dans le bac, vous désodorisez le linge, ravivez ses couleurs et luttez contre le calcaire. Mais dans les missions du bicarbonate, on ne compte pas « adoucissant ». Voici donc le meilleur allié pour la douceur de vos tissus : le vinaigre blanc.

Lessive écolo
La lessive et son adoucissant naturel

Pour garder des serviettes de bain – mais aussi toutes sortes de tissus – aussi douces qu’à leur achat, remplacez votre adoucissant par une cuillère à soupe de vinaigre blanc, tout simplement.

De cette façon, les tissus qui doivent être absorbants le resteront, vous ferez une sacrée économie par rapport aux produits commerciaux chimiques et pour couronner le tout, vous pourrez trouver ce vinaigre en vrac et donc éliminer un emballage de plus dans votre salle d’eau.

Si vous hésitez encore, jetez un œil à cette article résumant 23 utilisations du vinaigre blanc.

⚠ Attention cependant, je ne recommande pas d’utiliser le bicarbonate de soude et le vinaigre blanc dans la même machine. Ces deux éléments naturels provoquent une réaction chimique importante. C’est d’ailleurs ce qui fait « le jeu » des industries qui vendent des produits commerciaux.

Globalement, nous avons plutôt tendance à faire usage du vinaigre blanc. C’est à chacun de trouver son mode de fonctionnement : 1 machine sur 2 ou le bicarbonate uniquement pour les vêtements les plus sales.

Aussi avons nous choisis en complément une lessive certifié par Ecocert® que nous trouvons en vrac dans notre magasin L’eau Vive. Trouvez le votre 👈

Vers des économies durables

Ce que je retiens de ces premiers mois, c’est d’abord les doutes que nous avons eu au départ : le vrac nous paraissant compliqué et d’un autre temps, uniquement applicable dans de petits magasins. Ce sont des idées reçues. Les commerçants nous reconnaissent à présent comme « ceux qui viennent avec leurs contenants » et ça amène au dialogue. Pour rappel le développement durable est l’équilibre entre l’écologie, l’économie et des facteurs sociaux. Nous n’inventons rien.

Aussi est-il très rapidement agréable de vider moins souvent ses poubelles. Je pense que celle de la salle de bain va prendre la poussière 😅

En fait, le plus difficile est de conserver de bonnes habitudes, au début. Par contre il est très facile et presque ludique d’essayer. Je vous y encourage. J’aime me dire que chaque geste compte. J’achète encore beaucoup de produits emballés, mais quand j’amène mon sac à pain et que j’évite un papier inutile, je me sens satisfait de cette action toute bête.

Encore plus simple, moins contraignant et générateur d’économies directes : pensez au « stop pub » sur votre boîte aux lettres.

Si vous décidez de sauter le pas vers des produits d’entretien ou des produits pour le corps plus responsables, Internet sera votre meilleur ami avec beaucoup d’idées, de tests et d’avis. Une fois que vous serez installé dans cette nouvelle routine, cela deviendra facile et vous vous demanderez juste « pourquoi je n’ai pas commencé plus tôt ? »

Mais encore une fois, pensez à votre consommation, faites ce qui vous semble bon et félicitez vous de le faire. Surtout ne vous reprochez pas de céder à la facilité et à l’emballé, car cela n’amène que de la frustration et il y a déjà tant de choses que l’on ne contrôle pas, que ce n’est pas la peine d’en rajouter.

Une dernière chose, le mot de la fin : je ne connais pas tout de la consommation la plus responsable, mais j’essaierai de répondre à vos demandes si vous en avez. Vous pouvez me contacter à tout moment sur ma page Facebook Quotidien Durable où je suis très réactif.

Alors, prêt pour le changement ? On reste connecté !

 

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